Un mercredi pas joli joli

Aujourd'hui c'est mercredi, ça fait deux jours que je n'arrive pas à m'habiller. Tu sais ce fameux matin où rien ne te va, celui qui te fait perdre toute confiance en ton image en moins d'une minute.

Aujourd'hui c'est mercredi, journée mère/filles, un privilège, une chance, une pause dans la semaine. Mais aujourd'hui je suis violente, la conséquence de cette image envolée hier en quelques secondes ? J'ai appris à apprivoiser cette violence qui surgit comme un tsunami, mais parfois la vague ne se surfe pas si facilement et je coule, ou plutôt je détruis tout sur mon passage.

Aujourd'hui j'ai crié sur mes enfants comme je me suis déjà promis de ne plus le faire, hop rajoute ça à ton image qui en reprend un coup.

Aujourd'hui j'ai mal à la gorge d'avoir crié, j'ai mal au cœur d'en être consciente.

Aujourd'hui j'ai entendu "Maman" une centaine de fois et j'en ai eu assez. Oui, pourtant "Maman" ce mot que j'ai rêvé d'entendre de nombreuses années, celui même qui me surprend encore quand j'y pense puisque j'avais commencé son deuil.

Aujourd'hui j'ai trouvé ma maison mal rangée, mon linge pas repassé, mon lit défait, mon amour propre endommagé.

Aujourd'hui rien ne va tu l'auras compris mais pourtant je sais bien que tout va. Je suis foncièrement positive et je sais que demain tout sera déjà loin.

Mais Aujourd'hui c'est dur de supporter cette colère, ce spleen, cette violence, cette mélancolie, cette faible image de moi-même.

Aujourd'hui j'écris ces maux sans réfléchir et me voilà déjà soulagée, je vais aller danser et mon corps sera plus léger, je vais m'immerger dans l'eau en méditant et mes idées noires seront dissipées.

Aujourd'hui, j'ai la chance d'avoir mes outils pour surmonter ces moments compliqués et ne pas couler. Ces instants heureusement se font rares et courts.
Dans ces moments j'entrevois ce que vivent au quotidien depuis toujours pour certains, les personnes que je soutiens dans mon cadre professionnel. Cette faible image de soi, ce manque de motivation, ce cercle vicieux qui peut vite se mettre à tournoyer lorsqu'on n'est pas assez outillé.

Aujourd'hui je sais que je ne ressens pas un dixième de leur souffrance et que c'est déjà trop, alors je revois le verre à moitié plein et je souris devant mon clavier.

Les étiquettes, ne pas les coller essayer de les décoller...



En pleine lecture de "L'intelligence du cœur" d’Isabelle Filliozat, je fais une petite pause afin de poser quelques mots ici.
En effet, je viens de lire un chapitre qui me parle, qui m’a fait largement écho et qui m’a (re)donné envie d’écrire.
Cet article n’est pas documenté, pas pensé, juste une réflexion, qui découle de mes mains brièvement posées sur le clavier (n’oublions pas que j’ai calé mes enfants devant Netflix !).

Ce fameux paragraphe s’intitule « Moi je suis... » pages 64 et 65. Il m’a sûrement plus interpellé car l’auteure prend pour exemple la timidité.
Cette fameuse caractéristique qui m’a bien trop longtemps collée à la peau. Cette étiquette qu’il est facile de coller mais dont il est bien plus difficile de se séparer. Ce trait de caractère qui résume trop facilement une personne et que certains adultes essayent désormais de coller à l’une de mes filles de bientôt 4 ans.

Depuis que les filles sont entrées à l’école, j’ai bien compris que ce combat contre l’étiquette avait repris. J’ai bien senti que L. allait vivre les mêmes choses que moi concernant cette foutue « timidité ».
Les commentaires de la maîtresse ou d’une ATSEM, les futurs bulletins avec la mention spéciale timide : « élève trop timide » « bonne élève mais ne participe pas assez » « bonne élève mais je ne connais pas le son de sa voix »…
Tout d’abord j’ai été attristée et j’ai compris que je ne m’étais pas rendu-compte de cela mais que j’en avais souffert de porter cette étiquette, d’être celle qui ne prend pas la parole, celle qui rougit facilement, la bonne élève mais trop timide !

Quand j’ai compris cela, j’en ai parlé avec une amie qui m’éclaire souvent sur ce genre de sujet grâce à sa vision décalée (Volda si tu passes un jour par là). Elle m’a dit mais pourquoi tu t’inquiètes pour L., regarde l’adulte que tu es devenue, inquiète toi plutôt pour C. qui est de nature plutôt « à l’aise » car tu auras moins de moyens pour la guider.
Ses paroles m’ont effectivement encore une fois bien aidée. J’étais donc passée à autre chose tout en m’appliquant de reprendre les proches qui utilisaient un peu trop le mot « timide » pour qualifier ma fille.

Dernièrement L. nous a fait un passage un peu compliqué émotionnellement mêlé de peur et de tristesse. Nous avons toujours valorisé l’expression des émotions et L. a vite su mettre des mots dessus. Nous l’avons de notre mieux accompagné dans l’expression et le ressenti de ses sensations éprouvantes.
N’aurait-il pas été bien plus facile de lui dire : « Mais non tu n’as pas peur quand je te laisse à l’école c’est juste parce que tu es timide. »

On arrive donc à ce que je viens de réaliser en lisant ces quelques lignes aujourd’hui, je ne veux pas coller une étiquette à mes filles, derrière laquelle elles seraient cachées ou emprisonnées.

« Accepter de lâcher une étiquette de timide peut réveiller trop d’émotions. Si vous ressentez de la peur, vous dire ‘C’est parce que je suis timide’ n’explique rien mais rassure tout de même, c’est une raison, et cela évite de se confronter trop directement à la peur. ‘J’ai peur’ sous-entend que vous pourriez ne pas avoir peur ; ‘Je suis timide’ est une définition de vous, vous ne pouvez pas faire autrement. Cela vous déresponsabilise en quelque sorte. » (« L’intelligence du cœur » - Isabelle Filliozat).

Je n’ai malheureusement pas eu d’éducation, je dirais même d’alphabétisation, émotionnelle comme toutes les personnes de ma génération. Néanmoins, je crois pouvoir dire que je ne m’en sors pas trop mal sur ce point. J’ai toujours été à l’écoute de mon ressenti et ça me sert au quotidien.

J’ai finalement avec persévérance, sans m’en rendre compte décollé cette étiquette de « TIMIDE », j’ai presque accepté d’être surprise par mon visage qui rougit en public, d’ailleurs il ne rougit quasi plus. Les gens sont aujourd’hui étonnés quand je dis que je suis timide. D’ailleurs je ne le dirai plus ! Sauf si j’ai besoin de me cacher derrière cette caractéristique, je le garde en joker conscient on ne sait jamais;-) !

Bon maintenant que j’ai compris tout ça, je prépare mes répliques pour les prochains bulletins de L. et surtout je fais attention que C. ne se retrouve pas avec une étiquette qui pourrait dans un premier temps plus positive mais qui l’enfermerait également.

Peut-on par exemple exprimer facilement les émotions jugées comme négatives quand on a toujours été le boute-en-train à l’aise avec tout le monde...


Anaëlle A.TIPI.QUE

Cartes de nomenclature familles d'animaux

Paonne, hase, brebis, ânon, marcassin...

Enrichir son vocabulaire en s'amusant avec des familles d'animaux c’était le but recherché !
Mes filles sont depuis un petit moment passionnées par les animaux mais surtout il faut toujours un papa, une maman et un enfant !
J'ai créé ces petites cartes de nomenclature sur lesquelles elles ont bien accroché alors je vous les partage avec plaisir.


Les cartes à télécharger c'est ici : cartes animaux
Je vous partage aussi le texte seul à associer aux cartes.

Beaucoup d'utilisations possibles alors à vous de jouer !

Si l'idée vous plaît j'essayerai de poursuivre la série ;-)







Inspirations féminines

Un article complètement différent aujourd'hui !
Je teste l'aquarelle en électron libre depuis quelques semaines et j'y prends beaucoup de plaisir !
Je vous partage donc mes plaisirs et découvertes !
Si ça vous plaît, je ne manquerai pas de réitérer !

Merci pour vos retours 













 (utilisation à des fins non commerciales autorisée)


Par hasard (ou pas tout à fait)


Je ne dirais pas que je ne crois pas au hasard mais je suis persuadée que les choses n'arrivent pas par hasard...
Un jour d'été, me voilà avec 40 de température et frissonnante... Que se passe-t-il ? Une de mes nombreuses infections urinaires tourne à la pyélonéphrite.
Une écho de contrôle pour vérifier l'état de mes reins, l'échographe, pas très aimable, mais consciencieux regarde ma vessie. Puis me dit en partant, il faudrait aller voir votre gynéco à l'occasion j'ai vu un kyste sur un ovaire.
Ca fait tilt dans ma tête puisque nous sommes en essai bébé depuis un petit moment.
Episode 1 donc, merci la pyélo qui m'a permis de consulter la gynéco et sûrement de gagner de précieux mois.
Gynéco (pas aimable non plus d'ailleurs...) qui fait rapidement une supposition d'endométriose et me conseille d'aller faire le complément d'examens directement dans un hôpital ayant un service de PMA (ça pue du cul cette histoire).
Bien vu Madame, il s'avère que j'ai une jolie endométriose (enfin une explication aux contractions menstruelles suivies de crises de diarrhées et d'infections urinaires...). D'ailleurs je fais un petit coucou à une ancienne collègue infirmière qui avait réussi à me fait croire que mes infections urinaires étaient dues au psyché #connasse.
Bref, je vous passe les détails et toutes les émotions qui découlent de tout ça (évidemment il y en a eu un paquet). Mon objectif aujourd'hui c'est juste de vous expliquer pourquoi je suis persuadée que la majorité des choses n'arrivent pas par hasard.
Reprenons, me voilà avec une endométriose carabinée qui clairement annule tout espoir d'avoir un enfant naturellement (ça m'a été dit froidement aussi ça ! Mais où est l'empathie de certains soignants ?).
C'est parti pour la PMA (Youpi !) et on passe direct par les FIV, pas la peine de perdre son temps toute façon le chemin est bouché !
Bonne nouvelle nous sommes de bons candidats à la PMA (jeunes et beaux ;-))
Super je suis enceinte très rapidement après le transfert d'un seul embryon. 
Et paf ! Mauvaise nouvelle, après une dizaine de semaines et des taux qui évoluent mal, il s'agit d'un œuf clair.
Mais là encore pas de hasard, vous comprendrez pourquoi après ! 
(je vous passe l'hémorragie à la maison suite à la fausse couche qui aurait pu mettre la puce à l'oreille aux soignants mais qui a été minimisée puisque sûrement je m'inquiétais pour rien...)
J'ai de la chance, il me reste 2 petits œufs au congélo, cette fois on n'hésite pas et on met les 2 d'un coup.
Et paf ! Ça marche encore, me voilà enceinte pour de vrai cette fois et vu les taux à la prise de sang on devine vite que les 2 crevettes se sont accrochées.
Mon parcours PMA n'a pas été tout à fait aussi simple que ça mais nous avons été plutôt très chanceux sur ce plan.
Grossesse au top, me voilà à presque 40 SA prête à mettre bas (euh pardon accoucher !) Accouchement naturel puisque tout se présente bien, les contractions les doigts dans le nez (ben oui j'étais habituée avec les douleurs de règles insoutenables depuis l'âge de 12 ans...).
Les voilà sorties, tous s'accélère, je fais une hémorragie de la délivrance, mon utérus ne reprend pas sa place car mes organes digestifs sont en réalité complètement adhérés à mon utérus (avec les reins et la vessie aussi !). Bref c'était plus le bordel que ce que les médecins avaient envisagés.
Seul moyen de sauver mon utérus, un voyage en hélico dans un hôpital équipé à 150 Km mais je ne suis pas transportable trop de risques ! Donc seul moyen de sauver ma vie : retirer mon utérus !

Avec le recul je dis merci !
Merci le Hasard, si on veut l'appeler comme ça.
Merci pour cette fausse couche qui m'aura permis de ne pas avoir un seul enfant mais deux merveilles !
Merci cette hystérectomie qui me permet de ne plus souffrir des affreuses douleurs et de ces infections urinaires qui revenaient quasi tous les mois.
Merci le hasard, je n'avais pas conscience de vivre jusque là avec un tel handicap. Mais quel confort de vie gagné aujourd'hui.
Merci la vie.